« Fred Pellerin de retour à l’écriture | Page d'accueil | Babel, le film. Une réflexion sur l’incompréhension et l’irresponsabilité de l’humanité. »
lundi, 24 septembre 2007
Babel, le film. Une réflexion sur l’incompréhension et l’irresponsabilité de l’humanité.
Il s’agit bien, sans doute, d’un laisser/aller (laisser-aller), d’un manque de communication ou de sens des responsabilités. Chacun des rôles que jouent les acteurs dans ce film démontre, à la base, une souffrance intérieure personnelle. Leur vie est inter reliée (interreliée) mais chacun subit son propre destin. La conséquence d’un geste irresponsable (de deux adolescents marocains) comme celui de tirer des coups de fusil au hasard en direction d’une cible éloignée (ici un autobus bondé), aurait pu être sans conséquence, mais, à l’inverse, comme ce fut le cas, on voit toute une suite de résultats désastreux.
Il y a des victimes qui doivent endurer les répercussions de ces mauvaises décisions prisent (prises) au départ. Une américaine (Américaine) accompagnée de son mari, recevant une balle perdue, qui, malgré sa richesse ne peut avoir des soins appropriés dans un laps de temps raisonnable. Sa vie sera alors menacée, même si sa blessure n’est pas mortelle. Les autorités politiques pensent à un geste terroriste qu’ils ne peuvent pas prendre à la légère. Les coupables (les deux jeunes ados et leur famille) ne seront pas épargnés. Ils perdront l’un des leurs.
Le mari américain impose (avec autorité) à la gardienne de ses enfants (une Mexicaine à leur service depuis des années) de les garder jusqu’à leur retour sans s’informer de son emploi du temps. Elle ne peut rater le mariage de son fils au Mexique, elle décide d’emmener les jeunes enfants avec elle. Après la noce, elle fait un mauvais choix, celui de retourner dans la nuit avec un parent qui a trop bu, et qui en plus, est recherché par la police. Une course folle pour échapper aux agents de la douane forcera le conducteur à les débarquer (faire descendre les passagers) dans le désert, où elle devra abandonner les enfants épuisés, afin d’aller chercher du secours. Elle perdra son emploi.
Les scènes sont alternées avec quelques séquences de film qui démontrent la frustration d’une adolescente japonaise qui accepte plutôt mal le fait d’être sourde et muette. Sa mère décédée et son père fugitif, elle se sent rejetée. Elle cherche à se faire aimer (se faire prendre dans les bras d’un homme) pour soulager sa douleur. Elle tente des rapprochements par la séduction (la sexualité). Elle voudra en finir avec la vie.
On apprendra à la fin d’où venait l’arme du crime. Un simple geste de reconnaissance pour un service rendu de la part du père japonais pour le père marocain (guide de chasse).
La leçon de vie que personnellement j’en retire, c’est le fait qu’une arme est une arme, un fusilLe ciment ou mortier de toute cette production cinématographique est l’alternance de scènes représentant symboliquement la souffrance de cette adolescente japonaise (sourde/muette) (sourde-muette). . Elle représente la difficulté à communiquer. Elle se sent abandonnée et cherche des solutions drastiques, comme s’adonner à les (aux) pulsions de vie et de mort (la sexualité et le suicide). Se montrer nue devant un étranger afin de tenter d’obtenir des faveurs sexuelles. Tenter de se jeter en bas du balcon de son appartement (représentant symboliquement la tour de Babel). La mentalité de la société, en moyenne, quelque soit (quelle que soit) l’origine du pays, est supposée représenter, à l’heure actuelle, un niveau de comportement semblable à celui d’un adolescent. La plupart des gens ne pensent pas aux conséquences, ils se laissent aller à des actes irréfléchis. Ils écoutent plutôt leurs pulsions. L’introspection humaine est absente, sauf en douleurs ressenties. Une souffrance tolérée mais explosive. Des solutions préventives sont rarement chercher. On essai (essaie) de s’en sortir une fois poigné (engagé) dans les rouages d’une catastrophe. L’humanité manque de maturité. Être responsable, visionnaire et savoir exprimer ses désirs, serait-ce ça la réponse à la question pour éviter le plus possible de se retrouver dans une situation pénible à vivre! ( ?)
L’autre jour, j’ai surpris un adolescent qui tentait de se débarrasser d’un nid de guêpes près d’une maison. Il l’arrosait avec un boyau d’eau à pression. Je lui ai expliqué qu’une chance que se sont des guêpes à piquenique (non offensives), car il se serait fait drôlement avoir. Après, je lui ai demandé pourquoi il voulait les tuer si elles ne le dérangeaient pas. Il a répondu parce qu’elles sont trop nombreuses. Je lui ai alors dit que cette année, il y avait justement une pénurie d’abeille (d’abeilles), car bons nombres (bon nombre) d’entre elles ont eu une maladie. Je lui ai expliqué que les guêpes étaient très utiles et que c’est grâce à elles que l’on mange de bons fruits, etc. Il avait un petit air rebelle, mais pas méchant, je lui ai demandé pourquoi cet (cette) envie de détruire la nature, les insectes en particulier. Il a dit ce sont des bibittes «bibittes» et que c’est la loi du plus fort qui règne sur cette terre. Je lui ai dit que ce n’était pas une réponse intelligente. Un peu plus tard, il m’a avoué qu’il s’était fait piquer récemment par une grosse guêpe noire. Il était à vélo, elle est entrée sous son chandail. Elle l’a piqué sur le bout d’un sein. J’ai dit, tu as raison, ça fait très mal, mais, si je comprends bien tu hais toutes les guêpes (et les insectes) parce qu’une d’entre elles t’a fait souffrir. Il a dit OUI. Comme ça, si je suis ton raisonnement, un noir (Noir) qui te ferait quelque chose de mal une fois, tu vas haïr toute la communauté. C’est ça me répondit-il, je n’aime pas les noirs (Noirs) …
J’étais un peu au désespoir, mais c’est ça un raisonnement d’adolescent. Il aime confronter, argumenter, se sentir plus fort, se percevoir comme un HOMME. Par contre, un adulte voit très bien la peur qui se cache en dessous de tout ce discours. Je ne sais pas si j’ai bien fait de lui dire tout ça, mais une chose est certaine, vaut mieux communiquer que se taire et faire semblant que les choses sont correctes. Avant de me retourner pour m’en aller, je lui ai dit cette phrase : Je te souhaite d’être capable de mettre de l’amour dans ton cœur. Je n’oublierai jamais le regard étonné du compagnon qui était avec lui. En ce qui concerne le nid de guêpe (guêpes), , il est toujours là et les petites voyageuses font leur travail comme si rien (de rien) n’était. J’en suis très heureuse.
Critique du film : (voir la vidéo)
http://www.avoir-alire.com/article.php3?id_article=8245
Alejandro Gonzalez Iñárritu persiste dans le registre de la chronique polyphonique avec Babel, prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes. Une œuvre définitive et terrassante.(Corrigé par Paul-André)
Ginette
08:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Babel, collaboration, développement durable, société











Ecrire un commentaire