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lundi, 24 septembre 2007

Babel, le film. Une réflexion sur l’incompréhension et l’irresponsabilité de l’humanité.

Après avoir visionné le film Babel d’Alejandro Gonzalez Iñárritu une seule fois, je pense avoir compris l’idée du scénariste Guillermo Arriaga, de montrer avec habileté que l’interaction entre des personnages provenant de cultures différentes autour d’une situation complexe pouvait produire des effets avec des conséquences dramatiques.

Il s’agit bien, sans doute, d’un laisser/aller (laisser-aller), d’un manque de communication ou de sens des responsabilités. Chacun des rôles que jouent les acteurs dans ce film démontre, à la base, une souffrance intérieure personnelle. Leur vie est inter reliée  (interreliée) mais chacun subit son propre destin. La conséquence d’un geste irresponsable (de deux adolescents marocains) comme celui de tirer des coups de fusil au hasard en direction d’une cible éloignée (ici un autobus bondé), aurait pu être sans conséquence, mais, à l’inverse, comme ce fut le cas, on voit toute une suite de résultats désastreux.

 

Il y a des victimes qui doivent endurer les répercussions de ces mauvaises décisions prisent (prises) au départ. Une américaine (Américaine) accompagnée de son mari, recevant une balle perdue, qui, malgré sa richesse ne peut avoir des soins appropriés dans un laps de temps raisonnable. Sa vie sera alors menacée, même si sa blessure n’est pas mortelle. Les autorités politiques pensent à un geste terroriste qu’ils ne peuvent pas prendre à la légère. Les coupables (les deux jeunes ados et leur famille) ne seront pas épargnés. Ils perdront l’un des leurs.

Le mari américain impose (avec autorité) à la gardienne de ses enfants (une Mexicaine à leur service depuis des années) de les garder jusqu’à leur retour sans s’informer de son emploi du temps. Elle ne peut rater le mariage de son fils au Mexique, elle décide d’emmener les jeunes enfants avec elle. Après la noce, elle fait un mauvais choix, celui de retourner dans la nuit avec un parent qui a trop bu, et qui en plus, est recherché par la police. Une course folle pour échapper aux agents de la douane forcera le conducteur à les débarquer (faire descendre les passagers) dans le désert, où elle devra abandonner les enfants épuisés, afin d’aller chercher du secours. Elle perdra son emploi.

Les scènes sont alternées avec quelques séquences de film qui démontrent la  frustration d’une adolescente japonaise qui accepte plutôt mal le fait d’être sourde et muette. Sa mère décédée et son père fugitif, elle se sent rejetée. Elle cherche à se faire aimer (se faire prendre dans les bras d’un homme) pour soulager sa douleur. Elle tente des rapprochements par la séduction (la sexualité). Elle voudra en finir avec la vie.

 

On apprendra à la fin d’où venait l’arme du crime. Un simple geste de reconnaissance pour un service rendu de la part du père japonais pour le père marocain (guide de chasse).

La leçon de vie que personnellement j’en retire, c’est le fait qu’une arme est une arme, un fusil s’est (c’est)  fait pour tuer. Le donner n’est pas sans conséquence. Le père marocain n’a pas instruit ses enfants. Il ne les a pas assez sensibilisés (ses enfants) au danger, même si cela paraît, à prime abord, si évident. L’américain(L’Américain),  voulant changer les idées de sa femme déprimée, l’a emmené dans un endroit, où de toute façon, elle ne voulait pas être. Elle ne l’appréciera pas. On voit bien le manque de communication dans le couple. L’autorité patronale envers la nourrice mexicaine est révoltante. Elle n’est pas considérée comme une personne ayant droit à sa vie personnelle. Elle est traitée sans égard et respect de sa personne. Elle subit la pression du travail, donc, (elle) commet des actes irréparables. Elle se sent coupable et veut retourner le plus vite possible à la maison au lieu d’attendre au lendemain. Les petits marocains (jeunes Marocains)  tentent de cacher la vérité à leur père bien qu’ils sachent tous les deux qu’ils ont commis une faute très grave. Ils attendront trop tard, hélas, pour le dire.

Le ciment ou mortier de toute cette production cinématographique est l’alternance de scènes représentant symboliquement la souffrance de cette adolescente japonaise (sourde/muette) (sourde-muette). . Elle représente la difficulté à communiquer. Elle se sent abandonnée et cherche des solutions drastiques, comme s’adonner à les (aux) pulsions de vie et de mort  (la sexualité et le suicide). Se montrer nue devant un étranger afin de tenter d’obtenir des faveurs sexuelles. Tenter de se jeter en bas du balcon de son appartement (représentant symboliquement la tour de Babel). La mentalité de la société, en moyenne, quelque soit (quelle que soit) l’origine du pays, est supposée représenter, à l’heure actuelle, un niveau de comportement semblable à celui d’un adolescent. La plupart des gens ne pensent pas aux conséquences, ils se laissent aller à des actes irréfléchis. Ils écoutent plutôt leurs pulsions. L’introspection humaine est absente, sauf en douleurs ressenties. Une souffrance tolérée mais explosive. Des solutions préventives sont rarement chercher. On essai (essaie) de s’en sortir une fois poigné (engagé) dans les rouages d’une catastrophe. L’humanité manque de maturité. Être responsable, visionnaire et savoir exprimer ses désirs, serait-ce ça la réponse à la question pour éviter le plus possible de se retrouver dans une situation pénible à vivre! ( ?)

 

L’autre jour, j’ai surpris un adolescent qui tentait de se débarrasser d’un nid de guêpes près d’une maison. Il l’arrosait avec un boyau d’eau à pression. Je lui ai expliqué qu’une chance que se sont des guêpes à piquenique (non offensives), car il se serait fait drôlement avoir. Après, je lui ai demandé pourquoi il voulait les tuer si elles ne le dérangeaient pas. Il a répondu parce qu’elles sont trop nombreuses. Je lui ai alors dit que cette année, il y avait justement une pénurie d’abeille (d’abeilles), car bons nombres (bon nombre) d’entre elles ont eu une maladie. Je lui ai expliqué que les guêpes étaient très utiles et que c’est grâce à elles que l’on mange de bons fruits, etc. Il avait un petit air rebelle, mais pas méchant, je lui ai demandé pourquoi cet (cette) envie de détruire la nature, les insectes en particulier. Il a dit ce sont des bibittes «bibittes» et que c’est la loi du plus fort qui règne sur cette terre. Je lui ai dit que ce n’était pas une réponse intelligente. Un peu plus tard, il m’a avoué qu’il s’était fait piquer récemment par une grosse guêpe noire. Il était à vélo, elle est entrée sous son chandail. Elle l’a piqué sur le bout d’un sein. J’ai dit, tu as raison, ça fait très mal, mais, si je comprends bien tu hais toutes les guêpes (et les insectes) parce qu’une d’entre elles t’a fait souffrir. Il a dit OUI. Comme ça, si je suis ton raisonnement, un noir (Noir) qui te ferait quelque chose de mal une fois, tu vas haïr toute la communauté. C’est ça me répondit-il, je n’aime pas les noirs (Noirs)

J’étais un peu au désespoir, mais c’est ça un raisonnement d’adolescent. Il aime confronter, argumenter, se sentir plus fort, se percevoir comme un HOMME. Par contre, un adulte voit très bien la peur qui se cache en dessous de tout ce discours. Je ne sais pas si j’ai bien fait de lui dire tout ça, mais une chose est certaine, vaut mieux communiquer que se taire et faire semblant que les choses sont correctes. Avant de me retourner pour m’en aller, je lui ai dit cette phrase : Je te souhaite d’être capable de mettre de l’amour dans ton cœur. Je n’oublierai jamais le regard étonné du compagnon qui était avec lui. En ce qui concerne le nid de guêpe (guêpes), , il est toujours là et les petites voyageuses font leur travail comme si rien (de rien) n’était. J’en suis très heureuse.

Pour en revenir au film « Babel », la peur mène le monde et c’est normal car consciemment ou non, nous savons à quel point nous sommes menacés de part et d’autre. La vie est un combat mais l’amour aussi fait partie de ce monde. Il faut réaliser (prendre conscience) que la plus grande menace ne vient pas des humains mais bel et bien des forces de la nature elle- même. Si la planète est en danger, c’est à cause des torts que nous lui infligeons. Tuer la vie sous prétexte de protéger ou défendre son territoire est ridicule et insensé à long terme. Il est temps que les êtres de cette terre travaillent en collaboration entre eux et en harmonie avec ce qui les entourent (entoure). Tous, on se doit de communiquer, tenter de comprendre, trouver de vraies solutions, ensemble, pour le développement durable de notre lieu de vie et l’épanouissement de notre être tout entier.

Critique du film : (voir la vidéo)

http://www.avoir-alire.com/article.php3?id_article=8245

Alejandro Gonzalez Iñárritu persiste dans le registre de la chronique polyphonique avec Babel, prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes. Une œuvre définitive et terrassante.

(Corrigé par Paul-André) 

Ginette