samedi, 31 octobre 2009

Au secours des animaux errants ou abandonnés

Au Québec, nous avons deux émissions de télévision (JE pour la station TVA et ENQUÊTE pour Radio Canada) qui dénoncent la corruption et les négligences de la société face à ses responsabilités éthiques et humanitaires. Cette semaine, « JE » nous dévoile, entre autres, l’irresponsabilité des citoyens face au traitement des animaux errants (chats et chiens) dans les différentes municipalités de la province. Il faut être fait fort pour écouter ces émissions car le portrait est déplorable, des animaux sont tenus dans des endroits insalubres et souvent mal chauffés en hiver. En ce qui concerne l’euthanasie, la méthode la moins coûteuse est utilisée et souvent avec les moyens du bord, parfois c’est l’électrocution mais le plus souvent c’est la chambre à gaz (non-conforme car plusieurs bêtes sont rassemblées dans un espace trop grand ou trop petit). On se croirait dans un film d’horreur. Quand on pense que ces petits animaux de compagnie font tout pour nous rendre heureux et voilà comment on les remercie!

 

C’est toujours la même rengaine qu’on nous sert, manque de fond monétaire. Ce n’est pas croyable que l’on croit encore à ces sornettes. Le manque d’argent dans une société est toujours en rapport avec l’implication de ses citoyens. Les gouvernements prêtent de l’argent à des grosses entreprises pour leur venir en aide sous prétexte que cela fait vivre la population. C’est un geste admirable, mais cet argent, ce sont les contribuables qui le fournissent, alors pourquoi ne pas exiger des redevances ou des portions de profits afin de servir les causes oubliées comme le bien être animal par exemple, ou les enfants négligés, les personnes souffrant de violence, les itinérants, les problèmes de santé mentale, etc.

 

Les municipalités des provinces du Québec ont un comportement encore plus enfantin que les gouvernements. Elles ne parlent  et ne jurent que par les activités et les loisirs. Le plaisir d’abord, les responsabilités en dernier lieu. Il y a toujours de l’argent pour avoir du « FUN », il n’en reste plus pour le bien être des animaux. Certaines municipalités exigent même, pour régler des problèmes de surpopulation animale l’obligation de ne posséder que deux animaux maximum par foyer. Je n’ai jamais vu quelque chose de plus lâche et aberrant que ce règlement. Les municipalités refusent de prendre en charge cette tâche ingrate de se débarrasser des animaux convenablement mais exigent que les citoyens les envoient finir en martyrs dans ces fourrières inhumaines.

 

Ce que je souhaite de tout mon cœur c’est qu’au moins un individu ait le courage d’agir au nom de ces êtres démunis et mette fin à ces atrocités inutiles et inconcevables pour un peuple se disant civilisé. La gestion des portefeuilles, ce n’est qu’une question d’organisation et de partage des richesses, l’argent circule de toute façon, arrêtons de nous cacher la tête dans le sable comme une autruche, c’est tout simplement ignoble et déshonorant!

 

Pour voir le reportage :

 

http://tva.canoe.ca/emissions/je/reportages/60381.html

 

Les animaux de compagnie ont toujours eu la cote, il y a plus de 2 millions de chiens et de chats dans les foyers du Québec. Mais il y a un revers à cette médaille : Les Québécois s’en départissent aussi facilement qu’ils en achètent. Et où aboutissent souvent les animaux? C’est bien sûr à la fourrière municipale. Malheureusement, notre enquête démontre que dans plusieurs fourrières, les soins donnés aux animaux et les méthodes d’euthanasie sont odieux.

Les fourrières au Québec souffrent de sous-financement à cause, entre autres, d’une forte concurrence entre les établissements. Dans son rapport sur le bien-être animal rendu public la semaine dernière, le gouvernement du Québec admet cette réalité sauf qu’il ne prévoit rien pour aider les propriétaires de fourrières, il préfère laisser cette responsabilité entre les mains des municipalités et des citoyens.

Maintenant pour ce qui est de la chambre à gaz de l’Inspecteur Canin à St-Lin les Laurentides, les travaux demandés par la CSST sont terminés, la chambre à gaz est donc à nouveau fonctionnelle.


Saviez-vous que…

Au Québec, on compte plus de deux millions de chats et de chiens.

En 2007 les Québécois se sont départis volontairement ou non de 750,000 animaux de compagnie.

On ne connaît même pas le nombre exact de fourrières municipales au Québec.

 

Voir la vidéo : http://tva.canoe.ca/emissions/je/reportages/60381.html

 

 

Idéalement, il faudrait qu’une personne (ou un groupe) démarre un projet sérieux pour leur venir en aide et le propose à la population et aux gouvernements. Bonne chance à nos amis de compagnie!

 

Ginette

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