samedi, 29 avril 2006

Un projet collaboratif: Archéologies en chantier

Sur le portail du site http://www.diffusion.ens.fr/, j’ai trouvé un projet collaboratif entre jeunes élèves, enseignants et chercheurs du laboratoire de l'École Normale Supérieure (ENS) de Paris. Il s’agit d’un site : « Archéologies en chantier » qui a pour objectif de présenter les principales méthodes archéologiques ainsi que les domaines d'activités du laboratoire d'archéologie de l’ENS.


Les fiches sont entièrement rédigées par des élèves et le travail s'effectue à différents stades de leur scolarité, reflétant ainsi l'évolution de leur parcours et de leurs formations. (leur formation).

« C'est donc avant tout un outil pédagogique pour de jeunes étudiants, conçu comme un mode d'information dynamique vers le public ».


Donc, un site d’information, de culture, de nouveautés, très bien illustré, conçu à l’avant-garde avec une photothèque, une photothèque par planche, une vidéothèque, un glossaire, des mots-clés*, des liens utiles, FAQ et des actualités.


* Mots-clés :


Classement des ressources disponibles sur le site par mots-clés


Généralités
 
Périodes d'études
 
Champs géographiques
 
Méthodes archéologiques
 
Cultures matérielles


N’est-ce pas que la collaboration, même entre niveaux d’éducation différents, peut donner de beaux projets et de bons résultats! (! remplacer par ?)


Ginette (fautes corrigées par Paul-André)

lundi, 20 mars 2006

Profession : enseignant

1. Mini reportage : Les réalités des professeurs en enseignement


Suite à (anglicisme : préférablement :  pour faire suite à ) l’article précédent : Conseils simples pour achat de dictionnaires, qui nous propose d’écouter un mini reportage de Nathalie Roy pour l’émission de tva.canoe.com: Dans la mire.com, j’ai fait, en consultant les autres titres des petits reportages, la découverte suivante :
M’intéressant au blog en milieu éducatif, j’ai été particulièrement touchée par ce reportage : Les réalités des professeurs en enseignement. Cela confirme le désarroi des professeurs face aux multiples rôles qu’ils se sentent obligés d’occuper dans les systèmes d’éducation modernes.


Pour écouter ce reportage : (Durée: 5:45 minutes)
Choisir l’extrait vidéo sur la page Dans la mire.com/reportages
L’extrait suivant : Mardi le 5 avril 2005
Les réalités des professeurs en enseignement

 


2. Conférence de Maurice Tardif : Devenir enseignant : mouvance entre l’histoire et l’avenir d’une profession.


En septembre 2005, j’avais justement écouté sur Internet une conférence vidéo qui remettait en question les charges du métier d’enseignant des temps modernes.


Pour visionner la conférence vidéo de Maurice Tardif directeur de GRIFPE (Centre de Recherche Inter universitaire sur la Formation et Profession Enseignante):

Vidéo (QuickTime Player), durée : 46 min 06
Conférence d’ouverture : Devenir enseignant : mouvance entre l’histoire et l’avenir d’une profession, Maurice Tardif, directeur du CRIFPE, Université de Montréal. 23 juin 2004


 

Les grands traits de la conférence que j’ai retenus en visionnant une fois la vidéo :

  • Les emplois sont précaires en éducation, donc il est difficile d’investir dans la formation des jeunes enseignants qui pourrait justement les encourager à demeurer dans la profession.
  • Manque de soutien (isolement). Il faudrait une véritable culture d’appui aux enseignants.
  • Trop d’attente avant la permanence (temps plein : 7 à 10 ans). Remise en question du professionnalisme enseignant.
  • Le métier est basé sur la compétition et l’efficacité, la performance et l’obligation de résultats immédiats.
  • Où s’en va la profession? On ne sait pas. Il y a de plus en plus d’exigences (baccalauréat de 4 ans et plus, on augmente la charge mentale).
  • Les enseignants ont trop de rôles multiples à jouer en dehors de leur profession (psychologue, policier, parent caméléon professionnel)
  • Les pratiques d’accueil bousculées par une réforme importante axée sur la matière et l’apprentissage.

Voir aussi :


Atelier présenté lors du colloque « Pour une insertion réussie dans la profession enseignante : PASSONS À L’ACTION ! » au Centre des congrès de Laval les 20 et 21 mai 2004.
Téléchargement d’un document pdf de 1,6 Mo, 113 pages

Vous pouvez consulter le site du colloque à l’adresse suivante :


http://www.cslaval.qc.ca/colloqueip
ou http://www.insertion.qc.ca/

 

Ginette (faute corrigée par Paul-André)

mardi, 21 février 2006

INFORMATIQUE VS ÉDUCATION

Cet article a paru dans le quotidien Le Nouvelliste d'hier (édition du 20 février 2006). - Marie-Josée Montminy, TROIS-RIVIÈRES -

En voici l'intégrale :

 

TITRE : L'ORDINATEUR N'EST PAS UNE PANACÉE

 

Les technologies doivent être vues comme un complément pédagogique

 

« Il n'est pas si loin le temps où la craie et le tableau, le rétroprojecteur et les transparents, ou la cassette vidéo et le magnétoscope étaient les principales «technologies» qui servaient de support à la pédagogie dans les classes du primaire et du secondaire. Maintenant, l'ordinateur fait aussi partie du «mobilier» des écoles. Mais qu'apporte-t-il de plus ?

 

Sonia Lefebvre initie les futurs enseignants à l'utilisation pédagogique des technologies. Professeure au Département des sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Trois-Rivières, elle considère qu'il faut voir l'ordinateur comme un complément. «L'ordinateur n'est pas l'outil miracle, la panacée. Il ne révolutionnera pas l'enseignement. «Tout seul, l'ordinateur ne fera rien», déclare-t-elle. La professeure fait remarquer que la réforme met l'accent sur le développement de compétences, et particulièrement des fameuses compétences dites transversales. Une de celles-ci porte sur l'utilisation des technologies de l'information et de la communication. Mais le recours à l'ordinateur doit s'inscrire dans un contexte, dans une visée déterminée. Mme Lefebvre accorde le crédit aux enseignants qui ont à élaborer des activités pédagogiques utilisant les nouvelles technologies.

 

La spécialiste distingue trois utilisations de l'ordinateur en classe, soit les logiciels didacticiels, les logiciels outils et Internet. Les logiciels didacticiels de base sont axés sur les exercices, par exemple en français (grammaire, accord des verbes...) ou en mathématiques, un peu à la manière des cahiers d'exercices traditionnels. Dans la catégorie des logiciels outils, Mme Lefebvre place notamment les programmes de traitement de texte ou les tableurs. «Ces logiciels peuvent développer des habiletés de haut niveau comme l'analyse, la synthèse, la révision», explique-t-elle. Un élève habile avec le traitement de texte peut aisément retravailler son texte, porter plus d'attention à sa structure. Les fonctions de déplacements de mots et de blocs, et la facilité avec laquelle on peut ajouter ou enlever du texte favorisent sa révision et ultimement, sa qualité.

 

Enfin, l'utilisation d'Internet peut également enrichir les apprentissages des jeunes. «Internet peut aider à développer des compétences informationnelles, à rechercher efficacement de l'information. Et comme compétences de l'ordre de la communication, il permet de correspondre entre les classes, entre les écoles. Les jeunes peuvent aussi écrire à un expert, à une personne ressource», cite la professeure. Les nouveaux enseignants sont initiés à l'utilisation des technologies dans leur pratique quotidienne, et sont invités à proposer des activités intégrant ces outils.

 

En fait, sans transformer l'enseignement du tout au tout, les nouvelles technologies peuvent se présenter comme des appoints à la transmission d'un savoir. Des matières comme les sciences de la nature peuvent profiter de l'outil informatique. Mme Lefebvre donne l'exemple de l'étude du cycle de l'eau ou du processus de la photosynthèse. Les démonstrations animées, à l'ordinateur, peuvent donner une meilleure idée de ces phénomènes que les classiques dessins dans les livres pédagogiques. On pourrait penser que les enfants qui vivent des problèmes d'apprentissage seraient encore plus rebutés par l'école lorsque confrontés à l'utilisation des technologies. Au contraire, Mme Lefebvre indique que certains enfants aux prises avec un trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) peuvent même en bénéficier. «L'ordinateur peut les aider, avec toutes ses possibilités de son, d'animation. Ça permet de capter l'attention des enfants et de garder leur intérêt», remarque Mme Lefebvre. »

 

Paul-André